Emmanuel Macron songerait à démissionner... pour se faire réélire !


Démissionner pour mieux repartir. L’idée aurait traversé l’esprit du président de la République si l’on en croit Le Figaro .

Il y a environ deux semaines, Emmanuel Macron serait intervenu lors d’une visioconférence réunissant, à Londres, des donateurs qui ont financé sa campagne en 2017. Il aurait pris la parole durant cinq minutes pour évoquer l’hypothèse d’une démission.

« Je suis sûr de gagner »

D’après l’un des participants, il envisageait d’opter pour ce choix radical afin de provoquer dans les semaines ou les mois à venir, une élection présidentielle anticipée et reprendre la main politiquement dans le contexte de la gestion de l’après-crise du coronavirus.

Je suis sûr de gagner, car il n’y a personne en face, aurait-il lancé. D’autant que l’élection, selon l’article 7 de la Constitution, devrait se tenir 20 jours au moins et 35 jours au plus après l’ouverture de la vacance. Un délai qui empêcherait presque toute préparation de l’opposition.

Une hypothèse pas évoquée selon l’Élysée

Contactés par Le Figaro, les services du Président ont précisé que par principe, nous n’écartons aucune hypothèse. Mais celle de la démission n’a jamais été à l’ordre du jour ni même évoquée dans une réunion à l’Élysée.

Pour autant, on entre dans un cycle de réflexion et de consultations, explique l’Élysée, impliquant que, dans ce contexte, tout est regardé. La décision d’Emmanuel Macron interviendra dans les semaines ou les mois à venir, fait-on encore savoir

Depuis 1958, les Français n’ont été convoqués pour une élection présidentielle anticipée qu’à deux reprises : en 1969 après la démission du général de Gaulle et en 1974 à la mort de Georges Pompidou.

L’Élysée dément

Dans l’après-midi, l’Élysée a officiellement démenti l’information : « Le président de la République n’a jamais évoqué sa démission » a indiqué la présidence à l’AFP.

Il n’a jamais participé à une visioconférence avec des donateurs, au cours de laquelle, selon le quotidien, il aurait tenu ces propos. Le chef de l’État doit s’exprimer dimanche à 20 h pour dresser un premier bilan de la crise sanitaire, à l’approche d’une nouvelle phase du déconfinement.

Une seconde intervention présidentielle pourrait ensuite être organisée entre le second tour des élections municipales, le 28 juin, et la Fête nationale du 14 juillet pour détailler ses projets pour la fin du quinquennat.

Source : Ouest-France