Ce britannique se fait un tatouage par jour... jusqu'à la fin du confinement !


Un tatoueur confiné dans son appartement de Walthamstow, au nord-est de Londres (Royaume-Uni), a décidé de se faire un nouveau tatouage chaque jour en attendant de pouvoir à nouveau sortir. Chris Woodhead a donc désormais une quarantaine de dessins supplémentaires sur la peau.

Ils sont venus s’ajouter aux quelque 1 000 motifs qu’il s’était déjà fait tatouer avant l’épidémie de Covid-19, raconte la BBC, lundi 27 avril.

« Un aspect thérapeutique »

Le trentenaire est en effet un adepte des tatouages depuis ses 18 ans. Son corps a notamment servi de support à des œuvres du célèbre artiste britannique Duncan X. Sans oublier 400 dessins tatoués par son meilleur ami. « Je ressemble à un morceau de bleu, il reste très peu de place », témoigne Chris Woodhead. Chaque jour, entre 14 h et 16 h, il trouve pourtant de l’espace nécessaire sur son corps et la motivation pour s’exprimer graphiquement.

« Il y a de toute façon un aspect thérapeutique au tatouage. Maintenant, je dessine ce qui me passe par la tête, explique le tatoueur. Et il ne me passe pas grand-chose par la tête en ce moment, à part cette gigantesque crise. »

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« Quand cela va-t-il s’arrêter »

Parmi les motifs choisis par le Londonien figurent une particule de coronavirus sur l’arrière de sa jambe droite, la question « Quand cela va-t-il s’arrêter » sous son pied gauche ou encore les lettres NHS, le service public de santé du Royaume-Uni, au niveau de son sternum.

Chris Woodhead s’est aussi tatoué des hommages à sa nièce née récemment et à son propre enfant à venir. Son épouse Emma, avec qui il est confiné, doit accoucher en juillet. « Pour être honnête, j’ai l’air ridicule », estime l’artiste qui s’expose sur Instagram. Il raconte que « l’idée de se tatouer chaque jour, c’était pour donner un peu de sens à tout ça. Sans structure, les gens sont complètement perdus. »

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